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Questions / Réponses

 

Quelques questions qui nous ont été posées.
Vous n'en verrez pas de nouvelles avant un moment : le temps nous manque pour répondre à tous ce que nous recevons.
Pour beaucoup d'entre elles (surtout les questions générales sur la nature), vous pourrez trouver des réponses en cherchant via le moteur de recherche Google.
Pour les questions autour de la photographie de Nature, nous vous recommandons d'aller jeter un oeil sur le forum de l'ASCPF (Association Sportive de la Chasse Photographique Française) où un bon nombre de photographes amateurs et professionnels pourront vous répondre.


Q : Combien y a t'il de grues actuellement au lac du Der ?


Q : Pourquoi les grues forment-elles un V ?


Q : Pouvez vous me renseigner sur les diplômes et spécialités qui existent dans votre métier car je dois m'orienter en fin d'année et ce métier m'intéresse ?


Q : Lorsque tu réalises des photos d'animaux, utilises-tu un affût fixe ou préfères-tu l'approche ?


Q : Est-il possible d'utiliser vos images comme fond d'écran et faut-il vous en demander l'autorisation ?


Q : Quel type de matériel utilisez-vous ?


Q : Quel élément dois-je interposer entre ma longue-vue et mon appareil photo ... ?


Q : J'aimerai connaître le type de matériel que vous utilisez pour l'observation et la photographie ornithologique.


Michaela Reichenbach - Völklingen:
Q : Combien y a t'il de grues actuellement au lac du Der ?

R :  La LPO Champagne Ardenne consacre une page de son site à un point sur la migration des grues cendrées. Mise à jour régulièrement, cette page vous permet de savoir combien de grues se trouvent sur le lac et quelles sont les observations qui sont faites concernant leur migration.
L'adresse de cette page est : http://perso.club-internet.fr/fdesjard/point_sur_la_migration.htm

Vous pourrez suivre ainsi la migration en direct grâce au Réseau Grues France. ¤


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Rémi D. - St Germain du Puy :
Q :
Pourquoi les grues forment-elles un v ?

R :  La forme du V des grues est une forme aérodynamique. L'oiseau de tête ouvre la route dans les airs et les autres suivent dans son sillage profitant de son aspiration. Ainsi, seul l'oiseau de tête fait de gros efforts de vol car c'est plus difficile pour lui mais plus facile pour les autres. 
Il est régulièrement remplacé par un de ses compagnons afin de démocratiser l'effort.

On trouve un peu la même chose chez les coureurs cyclistes : celui qui pédale devant fait plus d'efforts que ceux qui le suivent derrière de très près car il fend l'air, et les autres pédalent dans son aspiration.
C'est pour cela que les cyclistes sont souvent en "pelotons" ou, au moins à deux lors de courses, et qu'ils se relayent pour la place de tête. 

La différence entre les coureurs et les grues, c'est que l'oiseau de tête ne se met pas brusquement à laisser tomber les copines avant l'arrivée pour être le premier à passer la ligne d'étape...

PS : l'adresse e-mail que tu m'as donnée ne fonctionne pas. ¤


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Laure m'a posé par e-mail une question qu'elle n'est pas la première à me poser et qui intéresse un bon nombre de personnes. Je me permet donc d'exposer ici la réponse que je lui ai faite.
Q : Pouvez vous me renseigner sur les diplômes et spécialités qui existent dans votre métier car je dois m'orienter en fin d'année et ce métier m'intéresse ?

R :  Il n'existe pas à ma connaissance de diplômes et de spécialités menant à la photographie animalière, ni d'école ou de formation permettant de devenir Photographe animalier.
S'il est nécessaire d'avoir quelques bases en matière de photographie, l'apprentissage de cette activité se fait essentiellement sur le terrain. Ce sont vos propres expériences qui vous font progresser. Le photographe animalier est souvent un amateur qui a fait de sa passion son métier.
Il existe donc différentes manières d'arriver à la photographie animalière :
- On peut être spécialiste dans le domaine animalier et chercher à illustrer ses observations par le biais de la photographie.
- On peut être photographe et souhaiter développer son activité dans le domaine animalier.
- On peut également être complètement néophyte dans ce domaine et tout apprendre en même temps.

En terme d'études, il faut savoir que beaucoup de photographes animaliers ont commencé par un premier métier leur permettant de subsister car avant de pouvoir espérer tirer un profit de la photographie animalière, il faut avoir déjà un bon nombre de photos de qualité à proposer et quelques références qui s'acquièrent au bout de plusieurs mois, et souvent plusieurs années.
Il est donc nécessaire de prévoir une solution de rechange.
Pour vous orienter dès le départ vers une activité qui pourra déboucher sur la photographie animalière, il faut d'abord que vous cerniez ce qui vous intéresse particulièrement dans la photographie animalière. 
Est-ce la photographie appliquée aux animaux ou le contact avec eux que vous recherchez ?
En fonction de votre réponse, vous pourrez choisir de vous orienter vers un métier ayant trait à l'observation et à la biologie des animaux ou vers un métier d'image.
- Si vous choisissez un métier en relation avec les animaux, vous aurez des débouchés vers d'autres métiers en relation avec les animaux vous permettant de jouer sur plusieurs tableaux.
- Si vous choisissez un métier dans l'image, vous aurez également plusieurs possibilités que vous pourrez affiner par la suite et orienter sur les animaux, mais cela vous apprendra aussi d'autres choses pour découvrir d'autres horizons.

Comme vous pouvez le constater, les choix qui s'offrent à vous sont multiples et c'est à vous de définir ce que vous souhaitez réellement commencer à faire, sachant que vous pourrez toujours ensuite assouvir votre passion dans le cadre de vos loisirs et devenir professionnel dans ce domaine lorsque vous vous sentirez prête.
La différence entre un photographe animalier professionnel et un photographe animalier amateur ne se voit en général pas au niveau des photos. Les deux peuvent gagner leur vie avec, mais le "professionnel" en a fait son métier à temps complet et tire ses principaux revenus de cette activité, alors que l'amateur à une autre activité principale.

Si vous ne l'avez déjà fait, je vous conseille d'aller visiter le site de l'Association Sportive de la Chasse Photographique Française. Si vous habitez sur Paris, vous serez certainement intéressée par ses Réunions Techniques. ¤


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Olivier Charlier. - Namur (Belgique) :
Q : Lorsque tu réalises des photos d'animaux, utilises-tu un affût fixe ou préfères-tu l'approche ?

R : Cela dépend des espèces et du milieu. Si c'est un endroit que je connais bien et dont j'ai repéré les lieux et horaires de passage des animaux, alors je m'y poste en affût. Si c'est un endroit que je ne connais pas ou qui m'est peu familier, je privilégie l'approche.
Mais cela peut aussi varier en fonction de mon humeur ... si il fait très froid, j'ai tendance à éviter les longs affûts.
L'approche permet de ne pas rester inactif et donne la sensation de pouvoir aller au devant de l'animal. Cela permet aussi la reconnaissance du terrain. L'affût permet de réaliser de meilleurs images qu'en approche à condition que ... l'animal finisse par arriver ... et ça peut parfois durer très longtemps. Mais certaines images ne sont réalisables qu'en affût. 
Personnellement, j'ai plus de sensations en approche mais de meilleurs photos en affût. Alors j'alterne. :-) 


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Olivier A. - Dijon - France :
Q : Est-il possible d'utiliser vos images comme fond d'écran et faut-il vous en demander l'autorisation ?

R : Par pur politesse, j'apprécie qu'on m'en demande l'autorisation. C'est une façon pour moi de faire plus ample connaissance avec mes visiteurs et de savoir qu'ils apprécient mon travail. Mais j'autorise sans problème l'utilisation de mes images dans un cadre privé. Pour ceux qui m'écrivent en me donnant leur adresse postale pour que je leur envoi des photos (gratos, bien sur, et souvent pour les gamins, histoire de m'attendrir)... faut comprendre que tout ça coute du temps et des frais, et que malheureusement, je paie mes peloches et mes tirages. Alors c'est pas la peine en plus de m'engueuler lorsque je réponds "non" (je vous assure que ça arrive...). Faut être un peu logique, quand même ! ¤


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Martine PICARD -  Sennevieres (37) - France :
Q : Quel type de matériel utilisez-vous ?

R : J'utilise un matériel tout ce qu'il y a de plus standard : réflex 24x36 Canon (parce que c'est moins cher que Nikon) et focales allant du 28 au 400 mm. En général, j'utilise des zooms car ils m'apportent une plus grande aisance dans le choix de la focale et qu'ils sont souvent bien plus léger à trimballer que les optiques fixes, même si je regrette la luminosité des optiques fixes. C'est un choix, vu le prix...
Parfois, j'ai la chance qu'un ami me prette son 500mm. Et ça aide pas mal... même si c'est quand même très lourd et encombrant à trimballer.
Je n'utilise le pied qu'en affût, et encore ... lorsque l'accès à l'affût est facile et pas trop long. J'avoue avoir horreur de porter du matériel trop lourd, cela me gâche mon plaisir. Ca, c'est ce que je disais au début. Depuis, j'ai découvert les pieds en carbonne ! Franchement, même si le prix est relativement élevé, je vous recommande de faire des éconnomies et de plutôt faire l'investissement d'un pied en carbonne plutôt qu'un pied standart. Votre dos vous dira "merci" ! Depuis, je ne sors plus sans prendre mon pied. :-P Et je peux vous asssurer que ça apporte beaucoup pour les images. ¤


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Marc W. :
Q : Quel élément dois-je interposer entre ma longue-vue et mon appareil photo (Nikon) pour pouvoir utiliser celle-ci comme un objectif à fort grossissement ?
Vous semblez dire qu'un tel système est possible mais que la luminosité sera trop faible car le grossissement trop important.
J'aimerai alors connaître le type de matériel que vous utilisez pour l'observation et la photographie ornithologique.


--ajout au 01/04/04-- Maintenant, on trouve assez communément répondue une technique nommée la "digiscopie". Je vous conseille d'effectuer une recherche là-dessus. Je suis certaine que vous y trouverez votre bonheur. --Fin de l'ajout--

En raison de l'ajout, j'ai tendance à dire que la suite devient obsolète. Mais bon... je la laisse encore un peu...
R : Effectivement, vous aurez de grandes difficultés à utiliser votre longue vue sur un appareil photographique d'un point de vue pratique d'abord, et d'un point de vue optique ensuite. Il y a fort à parier que votre optique ne comporte aucun diaphragme. Vous serez donc obligé de jouer uniquement sur la vitesse de vos prises de vues pour obtenir la lumière nécessaire à une bonne exposition de vos clichés. Vous serez contraint d'utiliser des vitesses lentes qui seront rapidement incompatibles avec les sujets que vous chercherez à fixer sur la pellicule.

Si vous êtes principalement attiré par la photographie ornithologique, vous allez être souvent amené à rencontrer des sujets de petite taille.
Un objectif de 300mm serait un minimum. Mais je vous conseillerai plutôt un 400, voir un 500 mm, voir ... plus. C'est une question de moyens. Ces optiques coûtent en effet assez cher.

Pour vous donner une idée, un 400mm apporte à peu près un grossissement de x8.

Pour commencer avec votre boîtier, je vous conseille de vous tourner vers le marché de l'occasion. N'achetez pas une optique neuve pour votre boîtier. Vous avez un large choix en occasion, et si un jour vous décidez de changer votre boîtier pour un plus récent (de la même marque), tous vos objectifs Nikon seront compatibles. C'est le gros avantage de Nikon.

L'autofocus ne vous sera pas utile car si votre sujet se cache derrière des branches, votre autofocus ne vous sera d'aucun secours. Rien ne vaut la mise au point manuelle. Cela vous coûtera d'autant moins cher. Inutile donc de songer pour le moment à remplacer votre boîtier.

Je vous conseillerai une optique de grossissement fixe si vous en avez la possibilité. Elle vous apportera une meilleure luminosité et donc la possibilité de faire des photos à des vitesses respectables sur un terrain en faible lumière.
Plus l'ouverture de l'optique sera grande, mieux ce sera (f:2.8 par exemple). Mais, le tarif de certaines pourraient vous faire reculer.

Plus votre optique sera lumineuse, et plus vous pourrez vous permettre de prendre un faible grossissement car vous pourrez alors y ajouter un multiplicateur de focale ou un doubleur. Ces objets multiplient le rapport de grossissement de votre objectif mais également son facteur de luminosité.
Ainsi, un 300 mm ouvrant à f:2.8 doté d'un doubleur vous donnera un objectif de 600 mm ouvrant à f:5.6
Si votre 300 mm ouvre de base à f:5.6, avec un doubleur, vous atteindrez un ouverture de plus de f:11 et ... vous aurez toutes les peines du monde à faire des images car il vous manquera beaucoup trop de lumière.

L'intérêt d'une bonne optique de 300 mm, c'est le faible encombrement par rapport à un 600mm. Mais dès qu'on y ajoute un doubleur ou un multiplicateur 1.4, on perd en luminosité et en qualité optique.

Le 400 mm est une focale intermédiaire qui est encore d'une taille et d'un poids raisonnable. C'est une bonne focale pour la photographie d'oiseaux si on est amené à bouger souvent. Le grossissement permet rarement de faire des "plein cadre", mais il permet de bien situer l'oiseau dans son environnement.

En fonction de votre budget, si les focales fixes ne sont pas à votre portée, vous pouvez parfaitement vous rabattre sur les zooms.
Ils sont en général beaucoup moins cher que les focales fixes, et ce, pour plusieurs raisons :
- leur ouverture varie en fonction du rapport de grossissement. Par exemple, un 75-300mm ouvre à f:4 à 75mm et à f:5.6 à 300mm.
- il est quasiment impossible de mettre un multiplicateur ou un doubleur sur un zoom à cause du doublement de l'ouverture minimal qui en ferait une optique inutilisable parce que nécessitant de très basses vitesses de déclenchement. Quasiment impossible de faire des photos nettes. Si, techniquement, c'est possible, cela n'est pas concevable en termes de photo. Donc une optique de 75-300mm restera au maximum un 300 mm et n'ira pas au-delà.
- souvent une ouverture maximale limitée à f:5.6 dans les plus grands rapports.

Les avantages :
- faible encombrement,
- beaucoup plus abordables que les optiques fixes,
- permettant d'avoir une gamme de grossissement plus élargie s'adaptant à de nombreuses situations.

Une dernière alternative peut s'offrir à vous : le 500mm à miroir.
Les avantages égalent les inconvénients. 
C'est une optique très légère car le grossissement se fait par un jeu de miroirs à base de plastique. Son faible poids et encombrement vous poussera à l'emmener partout avec vous. Son prix est extrêmement abordable comparé aux autres optiques et son grossissement est très intéressant.
Points négatifs : 
- sa légèreté peut parfois lui faire manquer de stabilité, mais on s'y fait très vite. 
- son grossissement ne traduit pas les flous de profondeur de la même manière que les optiques classiques : au lieu d'un flou uniforme, on voit apparaître des petits motifs ronds et flous qui font que l'utilisation de ce type d'optique se repère assez facilement sur les épreuves finales pour un observateur éclairé. Cela n'est pas un réel inconvénient, c'est une question de goût.
- son gros point noir : son ouverture est fixe à f:8. C'est à dire que le système de grossissement n'autorise pas l'optique à être pourvue d'un diaphragme. Donc, aucune possibilité de jouer sur l'ouverture ni sur la profondeur de champs.
En gros, cette optique ressemble donc assez à un télescope sur le mode de fonctionnement. Pour faire des photos avec un grand soleil, pas de problème. Mais dès que le temps se couvre, l'utilisation en devient délicate.

Le choix final est avant tout une question de budget et ... une affaire de goût.
Tout dépend de ce que vous souhaitez obtenir au final et de la façon dont vous souhaitez réaliser vos photos.
Si vous êtes très exigent sur la qualité optique de vos images, vous vous rabattrez certainement vers les optiques à grossissement fixe.
Si vous souhaitez faire de images plus dans l'esprit de "documenter", le choix est large et vous obtiendrez même des satisfactions d'un 500mm à miroir. Je sais de quoi je parle, j'en ai un et je me suis beaucoup amusée avec. Si maintenant je le laisse au placard, c'est surtout parce que son "piqué" n'est pas extraordinaire et que son ouverture fixe est souvent un inconvénient pour moi. Mais son prix vaut la peine d'y réfléchir car c'est la porte ouverte à un bon grossissement dès le départ avec un tarif exceptionnel.
Attention cependant à ce que le miroir ne soit pas endommagé.

Enfin, dernier élément pour faire votre choix : vous devez être à l'aise avec votre optique. Si elle vous rebute ou que vous n'y voyez pas bien dedans, laissez tomber et essayez-en une autre.

Je vous conseille de vous procurer la brochure "Côte Fnac/Chasseur d'Images" disponible gratuitement dans toutes les FNAC, qui vous donnera les tarifs standards du marché de l'occasion. 
Ensuite, il ne vous reste plus qu'à faire les boutiques, comparer, essayer... ¤


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